La supervision ou analyse de la pratique :

La supervision est vu d’une manière différente du côté du supervisé comme du superviseur et on utilise de nombreuses manières et méthodes utilisées.

La supervision fait partie des obligations d’un professionnel de qualité notamment lorsqu’il est inscrit dans une Fédération ou un Syndicat professionnel qui encadre sa pratique

La supervision s’appelle aussi ‘analyse de la pratique ‘

Elle représente une Sécurité  pour le patient. Ce dernier peut s’appuyer sur le fait que son thérapeute puisse faire appel à un tiers qui aura un regard  bienveillant mais non complaisant sur le travail de son confrère qui peut oublier d’explorer une piste à cause d’un transfert ou un contre-transfert dont il doit se dégager pour rester dans un accompagnement de qualité. Le superviseur peut aussi compléter la formation théorique de celui qu’il supervise. Si le superviseur n’a pas la même méthode que son supervisé un échange enrichissant peut alors se mettre en place ainsi que des partages.

C’est pourquoi à la question posée par un nouveau patient au téléphone ou lors du premier RDV, il est recommandé de dire que vous êtes supervisé car cela peut faire partie des critères de choix d’un professionnel de qualité.

Ce sont des séances d’une heure qui auront lieu via Skype…

Au plaisir de vous rencontrer au travers de ces séances 

Qu’est ce que le lien d’attachement?

Selon Bowlby, le lien d’attachement se définit comme « un équilibre entre les comportements d’attachement des figures parentales et les comportements du milieu » (Bowlby J. Attachement et perte, Paris, PUF, 1978).
Selon Bowlby J. , un bébé est doté d’un instinct de protection satisfaisant un besoin de sécurité au travers de la relation d’autrui, notamment sa figure d’attachement (sa mère ou son père).

La situation étrange est un paradigme dans lequel les réactions au stress d’un bébé ont été évaluées. La séparation brève du bébé avec sa mère et sa confrontation avec une personne étrangère vont constituer le déclencheur du stress. Lorsque le bébé se retrouve seul face à un inconnu, il déclenche un comportement d’attachement qui met fin à son exploration. Cependant, la présence ou le retour de sa mère entraine un signal d’extinction du comportement qui prend fin. C’est lors de la situation étrange que Mary Ainsworth a établi une classification de l’attachement des bébés en trois catégories:

  • L’attachement sécure
  • L’attachement insécure ambivalent / anxieux
  • L’attachement insécure évitant

Un attachement sécure se différencie d’un attachement insécure par le fait que dans le premier cas le parent répond d’une manière adéquate aux signaux et aux besoins de l’enfant qui n’a pas d’effort à fournir pour se faire entendre.

Dans le second cas, la réponse du parent apparait à l’enfant comme incohérente ou inadaptée. L’enfant va alors mettre en place des stratégies d’adaptation du type évitant.

Dans le cas d’un attachement insécure ambivalent / anxieux, il n’y a pas de partage affectif. La mère impose beaucoup de chose à son enfant sans tenir compte de ses envies. Il ne décide rien par lui même. Cette éducation conduit l’enfant à ne se sentir aimer qu’en cas de réussite.

Dans le cas d’un attachement insécure évitant, l’enfant maitrise ses émotions et apparait comme un enfant très indépendant qui a très peu d’interactions avec sa mère. Ici, lorsque l’enfant a exprimé de la détresse, sa mère détourne son attention sur autre chose.

Mary Main a rajouté une 4ème catégorie qu’elle nommera : attachement désorienté / désorganisé. L’enfant avec un attachement désorienté / désorganisé présente un comportement instable. Il n’est plus du tout en lien avec ses émotions. On note chez ces enfants des ruptures qui apparaissent au niveau des stratégies d’attachement. L’enfant est capable de s’immobiliser en étant pétrifié de peur lorsque sa mère tente de le rejoindre.